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NI 43-101 et JORC : ce que tout investisseur minier au Maroc doit savoir

Deux codes, une même logique : rendre une ressource minérale crédible aux yeux des marchés. Ce qu'ils exigent, et pourquoi cela se prépare dès la première campagne de terrain.

Un permis prometteur ne suffit pas à convaincre un investisseur. Ce qui fait la différence, c'est la capacité à présenter des résultats selon un standard reconnu. Les deux références les plus utilisées dans le monde sont le NI 43-101 et le Code JORC.

Deux codes, une même famille

Le NI 43-101 est le règlement canadien sur l'information concernant les projets miniers. Il s'applique aux émetteurs assujettis au Canada, dont les sociétés cotées aux bourses de Toronto (TSX et TSX-V), et s'appuie sur les définitions de l'ICM (CIM Definition Standards). Le Code JORC est la référence australasienne, obligatoire pour les sociétés cotées en Australie et en Nouvelle-Zélande. Les définitions des deux systèmes sont alignées sur le modèle international du CRIRSCO, et le Code JORC repose explicitement sur trois principes : transparence, importance relative et compétence.

La personne qualifiée

Toute information scientifique et technique publiée doit reposer sur le travail d'une personne qualifiée (NI 43-101) ou d'une personne compétente (JORC), qui en assume la responsabilité. Dans les deux cas, il s'agit d'un professionnel membre en règle d'un organisme reconnu, disposant d'au moins cinq ans d'expérience et d'une expérience pertinente pour le type de gisement et le travail concernés.

Ressources et réserves : ne pas confondre

Les ressources minérales sont classées en trois catégories de confiance croissante : inférées, indiquées et mesurées. Les réserves, probables et prouvées, n'existent qu'après application des facteurs modificateurs : exploitation, traitement, infrastructures, économie, aspects juridiques, environnementaux et sociaux, notamment. Une ressource n'est donc pas une réserve, et un investisseur averti fait la différence.

Ce qui rend une estimation défendable

La conformité ne s'improvise pas au moment de rédiger le rapport. Elle repose sur des données accumulées dès le début du projet :

Des données historiques sans contrôle qualité doivent souvent être revalidées, parfois par de nouveaux forages. C'est du temps et du budget perdus.

Pour un projet au Maroc

Un permis marocain peut intéresser un partenaire étranger ou une société cotée. Dans ce cas, la qualité de la donnée devient un actif à part entière : c'est elle qui permettra, le moment venu, de produire un rapport technique accepté par les marchés. Nous structurons nos programmes de terrain dans cet objectif, dès la première campagne.

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